Michelangelo Buonarroti, né en 1475 près de Florence, Italie, est l’une des figures les plus influentes de la Renaissance. Issu d’une famille modeste, il se découvre très tôt une passion pour l’art, malgré l’opposition de son père. À 13 ans, il devient apprenti dans l’atelier de Domenico Ghirlandaio, un artiste renommé de Florence. Son talent est rapidement reconnu, et il est pris sous l’aile de Laurent de Médicis, le puissant mécène de l’art florentin. C’est dans les jardins de Médicis qu’il affine ses compétences en sculpture sous la tutelle de Bertoldo di Giovanni.
La carrière de Michel-Ange est marquée par une tension constante entre son désir artistique et les exigences de ses patrons. Son tempérament fougueux et son indépendance artistique l’ont souvent mis en conflit avec les commanditaires et les autres artistes. Malgré cela, il reçoit des commandes de quelques-unes des figures les plus puissantes de son temps, y compris les papes et la famille Médicis.
Son génie artistique n’était pas limité à un seul médium. Bien que principalement reconnu comme sculpteur, Michel-Ange était également un peintre, un architecte et un poète accompli. Sa carrière s’étend sur près de 70 ans, durant lesquels il joue un rôle crucial dans la transition entre l’art de la Renaissance et le Maniérisme.
Michel-Ange était profondément religieux, ce qui se reflète dans bon nombre de ses œuvres. Il a vécu une vie relativement solitaire, consacrée presque entièrement à son art. Sa santé s’est progressivement détériorée en raison de ses longues périodes de travail intense, et il est décédé à Rome en 1564, à l’âge de 88 ans. Sa vie, souvent marquée par la douleur physique et émotionnelle, a été une quête constante de la perfection artistique.